Voilà le bébé, l’accouchement s’est bien passé !

Voilà le bébé, l’accouchement s’est bien passé !

500 gr
23 cm

Et pas du tout prématuré… que du contraire, il était temps qu’il sorte. De moi et de l’imprimerie. La période de gestation était plus proche de celle de l’éléphant et à un moment donné, ça devient vraiment lourd… dans tous les sens du terme !

J’aimerais dire les choses comme elles sont… et aussi vous expliquer pourquoi j’ai été silencieuse pendant trois mois ++. Vous écrire m’a manqué. Terriblement, pour vous dire la vérité, et je vous dois encore deux recettes asiatiques ! Non, non, je n’ai pas oublié…

Manque de temps ? On va dire que je n’avais pas l’esprit léger pour me lancer dans la rédaction de quelques lignes, ni même l’esprit tranquille car le processus s’est avéré plus compliqué que je ne le pensais et il fallait que je le clôture, enfin qu’il soit clôturé – tout ne dépendait pas de moi – pour me sentir libérée.

Rédiger un livre, c’est vraiment pas « piou, piou les petites fleurs roses et les oiseaux qui chantent… une jolie couverture, de belles images en quadri, une typo sympa. »

Écrire un livre, c’est comme le cancer, c’est une véritable montagne russe… et ce, d’autant plus en période de confinement, quand les agendas et les priorités de chacun sont chamboulés. Ce sont des retards qu’il faut accepter et des échéances repoussées avec lesquelles il faut naviguer, des intervenants dont on ne connaît pas l’agenda qui font au mieux pour trouver des solutions et avancer malgré les aléas ! Du last-minute que je déteste par-dessus tout car le cancer m’a enlevé toutes mes petites couches de protection et de résistance au stress, des frustrations, des larmes parfois, du stress, une fatigue plombante par moment, des émotions parfois difficiles à maîtriser et dont je ne parlais pas toujours. Voilà, il y avait toujours un peu de tout ça dans ma tête depuis mai et un objectif très important pour moi et à respecter : Octobre Rose.

Écrire un livre est un processus long et difficile et on a l’impression qu’on n’en verra jamais la fin. Et apparemment, j’entends cela d’autres auteurs aussi. Et POURTANT, il paraît que quand on en a publié un, on a envie de remettre le couvert !! Oui, oui !

Et puis, y a de la peur, la peur de plein de choses, pas toujours explicable, et quand on est fatiguée, elle est décuplée… les erreurs, être à nu, être un imposteur… Et puis cette fatigue, oh cette fatigue. Fatigue quand tu nous tiens… On n’est plus malade, nos cheveux sont tout mimis, le cancer est derrière nous, on est en rémission donc on ne va pas commencer à se plaindre mais il y a encore cette fatigue, débilitante parfois, même si ce n’est pas une évidence pour les autres comme une boule à zéro, mais qui est pourtant bien réelle et difficile à vivre. Le cancer, le livre, le contrecoup de tout, l’hormonothérapie qui fatigue, le corps qui se répare, un petit peu de tout cela.

Mais, mais, mais… malgré tout cela…

Il y a la joie   i.n.d.e.s.c.r.i.p.t.i.b.l.e.   de tenir mon histoire dans les mains. Un apaisement, un soulagement, une histoire qui s’achève et une qui commence. Et puis tout simplement, l’odeur du papier fraîchement coupé, le son doux des pages que je fais tourner.

Merci à l’équipe de Mardaga pour le bel ouvrage, et en particulier à Stéphanie qui n’a pas compté ses heures et dont l’accompagnement depuis l’amorçage du projet ont été un vrai soutien ! Merci à Laura, Emilie et Gaëlle qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cet ouvrage. Et merci à Thibault de s’être rendu en France au pied levé pour aller chercher mon stock et réussir à me livrer dans les temps malgré l’énorme panne technique survenue chez l’imprimeur… qui ne parvenait pas à dépanner sa machine parce que ses techniciens étaient eux-mêmes bloqués en quarantaine en Italie ! Bref, éditer un livre en période COVID, c’est tout une aventure et il faut rester orienté solution à tout moment 😉.

Je serai très très très heureuse de vous le présenter DEMAIN en vidéo sur la toile donc STAY TUNED ! 

Mais avant la video, avant la promotion, avant tout cela, j’aimerais vous dire M.E.R.C.I. et c’était l’intention de ce post. Je ne peux pas matériellement m’adresser à chacun de vous, alors je m’adresse à vous tous, mais remplacez « vous tous » par votre prénom.

Chers vous tous,

 J’aimerais vous remercier chaleureusement, immensément, du fond du cœur, mais loin loin, deep deep inside de tout le soutien que vous m’avez apporté pendant cette année. Je ne redirai jamais assez combien vous m’avez portée. Chacun de vous par vos petits messages doux, boostants, drôles parfois, poétiques, affectueux, émouvants, réconfortants, apaisants, …  Sans vous, je n’aurais peut-être pas eu la même force de me relever toujours, d’avancer, de voir de la joie dans toutes ces petites choses que je ne remarquais même plus. Vous ne réalisez peut-être pas que prendre le temps de vous décrire ces petites joies m’a permis de les accueillir et de les apprécier davantage. C’était précieux. Prendre le temps de partager mes doutes et mes réflexions m’a permis de trouver des réponses. Et prendre le temps de coucher sur écran mes peines m’a énormément aidée. Nous le savons tous « Joie partagée est joie doublée. Peine partagée est peine de moitié »,

 Pour tout cela, merci. Merci d’avoir été là, merci à chacun de vous.

J’espère que ce livre vous apportera un petit surcroît de Vie ou un petit rayon de soleil quand ça ne va pas fort. J’espère qu’il vous fera du bien. J’espère qu’il fera du bien à celles qui en ont peut-être le plus besoin. J’espère aussi qu’il permettra une plus grande conscientisation au cancer du sein et à l’importance de la recherche qui nous sauve.

Bref, j’ai plein de rêves qui me font avancer.

Commandes du livre

Il sera en magasin le 1er octobre et sur différents sites de vente. Cancer je gère sans ponctuation sur Google vous donnera accès à toutes ces infos.

Et si vous voulez le précommander, Amazon vous en offre la possibilité. Le format Kindle est également disponible. 

Je vous embrasse fort,

Delphine

 

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